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Regards sur Armageddon : Jack Turner et la Grande Guerre

Les photographies de Turner, un canonnier d'O'Leary, Î.-P.-É., illustrent l'expérience vécue au front durant la Première Guerre mondiale.


Il est interdit de prendre des photos... Tout officier ou soldat (ou toute autre personne assujettie à la loi militaire) qui a en sa possession un appareil photo sera mis en état d'arrestation...
Ordres du général de l'armée britannique, mars 1915

Brenton Harold « Jack » Turner, artilleur durant la Première Guerre mondiale et photographe amateur primé avant la guerre, a décidé d'apporter clandestinement son appareil photo lorsqu'il est parti outremer en 1915. « Comme je n'avais aucune idée des inspections qui seraient faites, j'ai caché mon appareil photo dans des poches sous ma manche. » Les officiers de la compagnie, surtout des Insulaires comme lui, ont fermé les yeux sur l'appareil photo illégal. « Il développait ses négatifs pendant ses permissions ou sur le champ de bataille : dans de vieilles caves ou des endroits sombres. »

« L'utilisation future de ces photos ne m'a jamais effleuré l'esprit, mentionnait il dans une entrevue en 1979. Je les ai prises parce que ça m'intéressait. »

L'œuvre de Jack Turner présente un aspect unique de la vie au front pendant la Grande Guerre vu à travers l'objectif d'un soldat ordinaire, non pas un photographe de guerre officiel. C'est aussi un aperçu fascinant de la façon dont un ancien combattant de la Grande Guerre a choisi de modifier et de réinterpréter ses souvenirs de cette guerre, des décennies après avoir capté ces images avec son appareil photo.

Commissaire, Boyde Beck. Organisé par le Musée et la Fondation de l'Î.-P.-É., le Prince Edward Island Regiment Museum et le Musée d'art du Centre de la Confédération. Ce projet a vu le jour grâce en partie au Gouvernement du Canada.


11 novembre 2015 - 1 mai 2016


La tombe de Boyd Carpenter 1916, front de la Somme, v.1976, photographie colorée à la main, 58,7 x 50,5 cm, CAG 80.2.7