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Une nouvelle exposition sur l’œuvre de James Harris au Musée d'art du Centre de la Confédération

19 octobre 2011

Du fond du cœur : l'héritage architectural de James Harris à l'Î.-P.-É. porte sur la carrière de l'architecte de l'Î.-P.-É. James Harris (1886-1954). Ses oncles étaient le célèbre peintre Robert Harris et de l'architecte victorien William Critchlow Harris - qui ont tous deux inspiré son intérêt pour l'architecture et pour l'art. James a étudié auprès de W. C. Harris à son cabinet d'architectes de Halifax avant de fréquenter l'Université McGill. Après avoir terminé ses études en 1912, James est retourné à Halifax. Il s'est enrôlé pendant la Première Guerre mondiale, en 1917. Dans ses carnets de croquis, James a réalisé de nombreux dessins et aquarelles qui nous donnent une idée de sa perception de la guerre en Europe. Même aujourd'hui, la vie quotidienne des soldats et la destruction des bâtiments dans la campagne française sont émouvantes.

De retour au Canada, James ouvrit un bureau d'architecte à Charlottetown dans l'édifice Desbrisay, au coin des rues Grafton et Queen (édifice construit par son oncle, W. C. Harris, en 1901).

Dans les années 1920, James a construit des églises à Alberton, Rollo Bay et Dunstaffnage. Les photographies en noir et blanc de ces structures que James a prises et collées dans des albums documentent ses projets et attestent d'un style réservé. Dans la Crise, il a conçu des églises pour les communautés de St. Margarets, Corran Ban et Kensington.

Son portfolio en croissance s'enrichit aussi d'édifices commerciaux. À Charlottetown, l'édifice Tweel ainsi que les édifices Block, Hardy, Moore et McLeod Building ont tous contribué à changer le paysage urbain. À Montague, il a conçu le Clarke Brothers Store et plus tard, une maison pour l'homme d'affaires Keir Clarke. La nouvelle caserne de pompiers située près du pont était une autre des ses créations.


En 1930, il a terminé la construction de la Harris Memorial Library. Cet édifice revêtait une importance personnelle pour James puisqu'à l'étage supérieur, on y trouvait une galerie où étaient exposées des œuvres de son oncle, Robert Harris. L'édifice a été démoli en 1962 pour faire place au Centre des arts de la Confédération.

On dit en fait qu'on ne peut pas apposer une étiquette de style donné à James et l'ensemble de ses créations nous apprend qu'il en a exploré plusieurs.


Les carnets de croquis de James Harris nous révèlent qu'il savait apprécier l'architecturales en général. Il y documentait les endroits spéciaux ou les édifices qu'il admirait. Le croquis qu'il a fait en 1930 de ce que devait devenir l'emblématique ‘maison Green Gables' date d'avant l'ouverture du Parc national de l'Î.-P.-É. qui a eu lieu en 1937. Bien que James n'ait pas été portraitiste, il avait le penchant que son oncle Robert pour remarquer les aspects saugrenus de l'humanité comme en témoigne son croquis d'une scène de plage préhistorique à Holland Cove, qui comprend même des créatures qui ressemblent à des dinosaures et qui chassent les nageurs.

Le directeur du musée, Kevin Rice, dit « L'héritage de James Harris à l'Î.-P.-É. diminue avec la disparition des édifices qu'il a construits, mais la collection de ses carnets de croquis et albums de photos que comprend l'exposition (confiés au Musée par sa fille, Mary Beth Harris) documente l'intérêt qu'il a toujours porté pour le dessin et donne des détails sur une pratique architecturale qui va des projets résidentiels d'échelle variée aux carrés commerciaux et aux églises et a contribué à la sensibilité du début du vingtième à notre environnement bâti. »

Du fond du cœur : l'héritage architectural de James Harris à l'Î.-P.-É., du conservateur invité Darin MacKinnon, sera en montre jusqu'au 22 janvier.

Image : édifice Moore & McLeod, rue Queen, Charlottetown, 1937